Etats-Unis: l’élection de Donald J. Trump fait monter la température

Manifestation contre l'élection de Donald Trump dans les rues de Denver (Colorado), le 10 novembre 2016. Photo (c) afp.com/Jason Connolly
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Le nouveau Président élu a du pain sur la planche

et ses débuts s’annoncent des plus difficiles. Lui qui, à aucun moment de sa campagne n’a cessé de démontrer sa peur et son inimitié envers la presse, il est aujourd’hui obligé de se soumettre à l’exercice qu’il hait le plus: à savoir parler à la presse. Autant obligé que son élection vient d’occasionner une marée humaine de protestataires, qui fait craindre des débordements de type raciste. En effet, quelques extrémistes parmi ses supporters s’en prennent aux différentes minorités des Latinos, des Afro-Américains et des Musulmans, pour leur faire comprendre la suprématie blanche. Ici tout le monde se rappelle quel genre de ressentiment qu’une telle situation peut générer chez les Afro-Américains quand il s’agit de cette suprématie blanche!

S’adressant à une journaliste de la chaîne CBS, Madame Lesley Stahl, lors de l’émission « 60 minutes », Donald Trump, au cours de cette première interview assis « sit-down interview », depuis qu’il est élu Président, veut rappeler à l’ordre ses supporters, après que la journaliste lui eut annoncé que ces derniers avaient défilé en brandissant des pancartes avec des slogans racistes. Le Président élu a saisi cette occasion pour leur intimer l’ordre d’arrêter de traumatiser les minorités. Interpelé, le nouveau locataire de la  »Maison-Blanche » s’est montré moins informé de la situation , déclarant de sa propre bouche: » Je suis attristé d’entendre cela ». D’autre part, le Président élu fustige l’ensemble des protestataires qui ont envahi les grandes villes, leur rappelant qu’il a été élu pour ramener tout le monde ensemble.

Alors ces quelques mots suffisent-ils pour calmer voire désarmer les manifestants, ou au contraire devrait-il s’engager davantage pour rassembler réellement les Américains? Les heures et les jours qui viennent nous le diront.

Dans la foulée, des nominations du nouveau cabinet Trump font grincer les dents.

En tout deux noms ont été rendus officiels, il s’agit de son Chef de cabinet, Monsieur Reince Priebus, qui était jusqu’à son élection le Chef du Comité National Républicain , et de Monsieur Stephen Bannon nommé Chef Stratégiste du Cabinet . C’est ce dernier qui fait polémique, vu ses connections avec un site web de la droite du nom de « Breitbar ». Comprenez raciste et suprématie blanche.

De l’autre côté de l’Atlantique également, les Ministres Européens s’inquiètent de la politique extérieure de Donald Trump, notamment compte tenu de ses déclarations de campagne en défaveur de l’Accord sur le Climat et l’efficacité financière de l’OTAN. La seule voix discordante et en faveur du nouveau Président élu fut celle du ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, qui semble ménager Donald Trump en appelant ses compères à lui donner le bénéfice du doute.

La situation s’annonce serrée pour le milliardaire devenu Président et nous continuerons d’en suivre l’évolution pour nos chers lecteurs.

Emmanuel Senga

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