La presse de Yale fustige la venue de Kagame sur fonds des violations de la Democratie

A Yale plusieurs journaux se sont montrés critiques envers le président Kagame
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Des généralités jamais contredites: le miracle rwandais

Il est vrai que Kigali a changé de visage, les immeubles en plein centre ville, les hotels… il y a certes des améliorations au point de vue urbanistique, mais ce semblant d’urbanisme cache des problèmes encore plus graves allant de la simple planification  à l’improductivité de toutes ces infrastructures érigées dans la capitale rwandaise, essentiellement ces immeubles des quartiers dits « commercial » et les alentours.
En effet, sous une fausse alerte déclenchée par le pillage des ressources minières de la RDC, sous la fausse alerte de sociétés étatiques sauvagement privatisées telles que les Banques, les caisses d’entraide syndicale, le détournement de l’aide publique, ainsi que la paupérisation de la population par des taxes sans noms, Kigali veut faire croire qu’elle est la capitale du business. Il n’en est rien. Tout repose sur ce que L’État veut faire croire, donc une entreprise d’État, si ce n’est pas d’un seul homme , qui veut que le Rwanda fasse croire qu’elle occupe une première place en Afrique, sans jamais perdre de vue cette vision mondiale de l’affaire. Mais voilà avec quels atouts?
Sincèrement que propose le Rwanda au monde? Ressources minières, stabilité politique? Tourisme? La liste des manques serait interminable, mais ce que nous constatons c’est le côté belliqueux et provocateur qui caractérise ses autorités, avec en toile de fond de se faire respecter dans la Région. Corollaire à cette politique mégalomaniaque: une dégradation de l’économie nationale, qui ne peut pas décoller si elle est régulièrement saignée pour satisfaire l’ego des dirigeants. Les exemples sont légion: Construction de Kigali Convention Center  pour une valeur masquée de 400.000.000 de dollars sans lendemains, avec pour conséquence qu’elle devient un fardeau  de toutes les générations à venir; l’achat de 2  air bus dernièrement acquis de la France pour soi- disant renforcer la flotte « Rwandair », encore un autre éléphant blanc de Kagame, car, qui saura exploiter ces avions? Alors que sous d’autres cieux les flottes aériennes pèsent sur l’économie; au Rwanda on est a l’heure des acquisitions.
Pourtant tous les économistes vous diront qu’une compagnie aérienne dans un pays sans ressources, est automatiquement un prédateur de fonds publics. Rwandair n’échappe pas à la règle. Que dire d’une armée allant jusqu’à cent mille hommes, avec plus de 40 généraux, sans comptabiliser les Colonels, les Majors et tous les sous-officiers? Eh bien il s’agit d’un cas typique d’une armée pléthorique pour l’image d’un dictateur. Pensez une fois à ce qu’une telle armée représente en termes de salaires, d’équipements et de formation., tout ceci pour soigner la seule image d’un dictateur! Mais à force de soutenir les rêves mégalomaniaques d’un dictateur, qui prétend  changer le Rwanda en Singapour africain, on finit par tomber dans la vraie trappe qui l’aide à se maintenir au pouvoir, au mépris de la démocratie.
J’en appelle à toute la communauté internationale pour mieux scruter la politique et l’économie rwandaises, pour les juger à leur  propre valeur, et de cesser d’alimenter toutes les chroniques du miracle rwandais. Il faut ouvrir les yeux et voir, ne vous laissez pas berner par la propagande mensongère du pouvoir, qui veut à tout prix se maintenir, malgré ses records en terme de violation des Droits de l’Homme et de la Démocratie. Apres avoir compris ce côté caché de la politique de la junte militaire a la t te du Pays, cette fois je vous invite à lire cet article  de Camille Belsoeur mis en ligne la veille du Discours de Kagame à l’Université américaine de Yale.
Emmanuel Senga
L’université de Yale fait polémique en honorant Paul Kagame
par Camille Belsoeur,
le 20 septembre 2016
Paul Kagame est un chef d’Etat africain aux deux visages. Le premier, le meilleur, est celui d’un dirigeant qui a remis le Rwanda sur le droit chemin après le terrible génocide de 1994. Sur le plan économique, le pays est devenu un modèle dans la région, notamment en pariant sur les nouvelles technologies. Kigali est aujourd’hui un endroit où se ruent les investisseurs occidentaux et les ONG qui bénéficient de conditions favorables. La corruption y est faible par rapport à l’ensemble du continent, selon l’indice de Transparency international.
Mais Paul Kagame est également un autocrate qui a modifié la Constitution du pays – une mesure approuvée par référendum – pour se maintenir au pouvoir de manière possible jusqu’en 2034. Toute opposition politique est également sévèrement réprimée à l’intérieur du pays.
Dans son rapport 2016 des droits humains au Rwanda, l’ONG Amnesty international résume parfaitement la dualité du régime:
«L’essor économique et le développement se sont poursuivis, mais les restrictions pesant sur la liberté d’expression ont été renforcées. Les journalistes, les défenseurs des droits humains et les membres de l’opposition évoluaient dans un environnement répressif», peut-on lire en introduction du rapport.

«Bienvenue au boucher»

Une nuance dont ne s’est pas trop embarrassée la prestigieuse université américaine de Yale, qui a honoré le président du Rwanda pour «son combat pour les droits de l’homme», en l’invitant a donné une conférence sur le sujet devant ses étudiants. Un choix qui a fait polémique de l’autre côté de l’Atlantique. La conférence était prévue ce 20 septembre et sponsorisée par Coca-Cola.
De nombreux étudiants se sont indignés contre cette invitation sur les réseaux sociaux et même dans l’amphithéâtre où devait se produire Paul Kagame, comme le montre une vidéo du blog The Real news posté sur Youtube.
Le journal étudiant de l’université, Yale news, a également publié sur son site un éditorial pour dénoncer la venue de Paul Kagame. «Bienvenue au boucher» est intitulé l’article. Le ou les auteurs expliquent en préalable avoir fait exception en ne signant pas de leur nom l’éditorial pour ne pas mettre en danger leur sécurité. On peut ensuite y lire ces lignes:
«Je me suis senti horrifié quand j’ai appris que (…) l’université a invité Paul Kagame, le dictateur qui dirige le Rwanda depuis 1994, pour la conférence annuelle du fond mondial de Coca-Cola à Yale». 
L’université de Yale fait polémique en honorant Paul Kagame
par Camille Belsoeur,
le 20 septembre 2016
Paul Kagame est un chef d’Etat africain aux deux visages. Le premier, le meilleur, est celui d’un dirigeant qui a remis le Rwanda sur le droit chemin après le terrible génocide de 1994. Sur le plan économique, le pays est devenu un modèle dans la région, notamment en pariant sur les nouvelles technologies. Kigali est aujourd’hui un endroit où se ruent les investisseurs occidentaux et les ONG qui bénéficient de conditions favorables. La corruption y est faible par rapport à l’ensemble du continent, selon l’indice de Transparency international.
Mais Paul Kagame est également un autocrate qui a modifié la Constitution du pays – une mesure approuvée par référendum – pour se maintenir au pouvoir de manière possible jusqu’en 2034. Toute opposition politique est également sévèrement réprimée à l’intérieur du pays.
Dans son rapport 2016 des droits humains au Rwanda, l’ONG Amnesty international résume parfaitement la dualité du régime:
«L’essor économique et le développement se sont poursuivis, mais les restrictions pesant sur la liberté d’expression ont été renforcées. Les journalistes, les défenseurs des droits humains et les membres de l’opposition évoluaient dans un environnement répressif», peut-on lire en introduction du rapport.

de l’université, Yale news, a également publié sur son site un éditorial pour dénoncer la venue de Paul Kagame. «Bienvenue au boucher» est intitulé l’article. Le ou les auteurs expliquent en préalable avoir fait exception en ne signant pas de leur nom l’éditorial pour ne pas mettre en danger leur sécurité. On peut ensuite y lire ces lignes:

«Je me suis senti horrifié quand j’ai appris que (…) l’université a invité Paul Kagame, le dictateur qui dirige le Rwanda depuis 1994, pour la conférence annuelle du fond mondial de Coca-Cola à Yale». 
L’université de Yale fait polémique en honorant Paul Kagame
par Camille Belsoeur,
le 20 septembre 2016
Paul Kagame est un chef d’Etat africain aux deux visages. Le premier, le meilleur, est celui d’un dirigeant qui a remis le Rwanda sur le droit chemin après le terrible génocide de 1994. Sur le plan économique, le pays est devenu un modèle dans la région, notamment en pariant sur les nouvelles technologies. Kigali est aujourd’hui un endroit où se ruent les investisseurs occidentaux et les ONG qui bénéficient de conditions favorables. La corruption y est faible par rapport à l’ensemble du continent, selon l’indice de Transparency international.
Mais Paul Kagame est également un autocrate qui a modifié la Constitution du pays – une mesure approuvée par référendum – pour se maintenir au pouvoir de manière possible jusqu’en 2034. Toute opposition politique est également sévèrement réprimée à l’intérieur du pays.
Dans son rapport 2016 des droits humains au Rwanda, l’ONG Amnesty international résume parfaitement la dualité du régime:
«L’essor économique et le développement se sont poursuivis, mais les restrictions pesant sur la liberté d’expression ont été renforcées. Les journalistes, les défenseurs des droits humains et les membres de l’opposition évoluaient dans un environnement répressif», peut-on lire en introduction du rapport.
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