Droits de l’homme: Quand le journaliste d’investigation Français, Charles Onana, interpelle…

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08/09/2017, La Rédaction

Dans un message posté à son facebook, le journaliste d’investigation Français, Charles Onana, interpelle les organisations de défenses des droits de l’homme: Human Rights Watch (HRW), Amnesty international, Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et l’ancien premier ministre français, Bernard Kouchner. Et la cause, leur silence sur l’acharnement du régime dictatorial de Paul Kagame sur la famille Assinapol Rwigara et l’arrestation des membres de l’opposition poilitique des partis  FDU-Inkingi et PDP-Imanzi, de Victoire Ingabire et Déo Mushayidi. Son message bien précis et clair se libère ainsi:

Ces prisonniers payent quel génocide ? Ils entravent le «développement du Rwanda» ?

Un petit résumé pour aider ceux qui persistent dans l’ignorance mais qui comprennent tout, très vite, après un voyage tous frais payés à Kigali pour propager la propagande avariée d’une dictature mal éclairée. Ce pays où les disparitions, la prison et la mort sont devenues les valeurs du « développement » est de plus en plus passionnant (Vous savez que le pays est très développé.. d’après certains).

Après une élection-désignation au score brejnevien de 98%, qui n’existe plus dans aucun pays africain (développé comme le Rwanda), le spécialiste du crime contre l’Humanité a repris du service en faisant disparaître Diane Rwigara, âgée de 36 ans. Celle qui osé se présenter contre lui et qui a été invalidée. En fait, disparaître, être emprisonné ou assassiné au Rwanda est une distinction nationale que seul le plus éclairé du pays offre en guise de « récompense » à ceux qui s’égarent.

Le chanteur Kizito est en prison pour avoir chanté, mon ami Déo Mushayidi est en prison pour avoir parlé, Diane Rwigara est portée disparue avec toute sa famille pour avoir eu l’intention de se présenter aux élections présidentielles de 2017 et son père fut assassiné après avoir financé le parti de Kagame. Tous ces Rwandais ne sont ni des interahamwe du génocide ni des Congolais. Ils sont plutôt Tutsis et n’ont massacré personne dans leur pays. Si la communauté internationale considère que les Hutus ne sont que des « sous-Hommes », que leur souffrance et leurs morts ne comptent pas, que les millions de Congolais tués par les hommes de Kagame sont totalement insignifiants, peut-on penser qu’au moins Mushayidi, Kisito et Rwigara méritent une petite attention.

En plus, ce sont des victimes du génocide de 1994. Ce que le monde entier déplore. N’y a-t-il rien à dire ou à faire pour ces trois victimes ? Human Rghts Watch, Amnesty international, FIDH, Kouchner, SOS-racisme et tous les indignés planétaires du génocide tutsis au Rwanda ? On ne vous voit pas sur les plateaux de télé, vous êtes où? J’espère que vous n’avez pas peur d’être, vous aussi, victimes du génocide ? Ce que le mal éclairé de Kigali inflige actuellement à ces trois Rwandais correspond à quel crime ? Ces prisonniers payent quel génocide ? Ils entravent le «développement du Rwanda» ?

Allons, soyons raisonnables, retrouvez du tonus, celui qu’on vous connaît quand vous défendez la vérité ou le mensonge. Nos trois amis Tutsis-Rwandais ont besoin de vous, faîtes comme feu l’ambassadeur Stephane Hessel, indignez-vous! Montrez les crocs, comme vous l’avez fait en 1994 contre les extrémistes Hutus ! Puis, détendons-nous, écoutons plutôt Fautin Twagiramungu (Rwanda Burundi RDC Congo Kagame est protégé parce qu’il est assis sur les minerais congolais), l’ancien Premier ministre de Paul Kagame qui fut le premier à le défier en se présentant à l’élection présidentielle de 2003.

 

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